Savoir quoi dire et où référer

CE QU’IL FAUT FAIRE CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE

DE FAÇON GÉNÉRALE
ET SELON VOTRE SENTIMENT DU MOMENT

Dire ce que l’on ressent : 

«Je te sens ailleurs; Je ne te reconnais pas; Je t’ai perdu».

«Je te sens triste; je sens que tu souffres».

Demander à la personne ce qu’elle ressent;

Parfois, poser des questions directes :
«Est-ce que tu as vu ton médecin dernièrement? Est-ce que tu as des soucis de santé physique ou mentale?»

Dire que «ce n’est pas sa faute», mais que c’est important de s’en occuper.

En faisant attention de ne pas faire peur, on peut dire que si on attend, ça va être plus difficile.

 Il ne faut pas prendre le problème sur nos épaules comme intervenant-e. Ça ne nous appartient pas;

 Il ne faut pas vouloir plus que la personne elle-même;

 Il ne faut pas confronter les délires;

 Il ne faut pas essayer de trouver des causes à la maladie;

 Il ne faut pas sauter aux conclusions. Voir les deux mise en garde ci-dessous.

 

ATTENTION !
Certains problèmes de santé physique peuvent laisser croire faussement qu’il s’agit d’une maladie mentale.

ATTENTION !
Il ne faut pas confondre maladie mentale et déficience intellectuelle. Au besoin, consulter le Bottin des ressources pour les personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme et leur famille – Région de l’Estrie.

SAVOIR OÙ RÉFÉRER
SELON DIFFÉRENTS CONTEXTES
DE CRISE
RÉFÉRENCES
1. La personne est en crise et la situation est dangereuse et hors de contrôle.

911

LOI P-38 : ESTIMATION DE LA DANGEROSITÉ ET GARDE PRÉVENTIVE
La Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elle-même ou pour autrui est une mesure exceptionnelle qui permet de passer outre le consentement d’une personne seulement lorsqu’il n’existe aucune autre intervention possible pour assurer la sécurité des personnes en cause.

2. La personne est en crise «modérée» et vous croyez être en mesure de calmer le jeu.

Se rappeler CE QU’IL FAUT FAIRE et amorcer avec la personne en difficulté la recherche d’une référence d’aide appropriée

Approche progressive

Demander si elle aimerait qu'on contacte une personne  proche (famille/ami-e);

Demander si la personne aimerait qu’on contacte son médecin ou un-e intervenant-e qu’elle connaît. Il y a souvent un lien de confiance établi qui peut calmer sans avoir besoin d'hospitalisation;

Si les réponses sont négatives on peut appeler :

Heures d’ouverture 8 h 30 à 16 h 30:
Accueil psychosocial CLSC:
819 821-4000
Virage Santé Mentale:
Weedon: 819 877-2674
East Angus: 819 832-4404

En dehors des heures d’ouverture : 
Info santé 811

Accueil psychosocial et Info santé sont en mesure de faire une évaluation afin de diriger vers la bonne ressource.

3. La personne affirme être diagnostiquée

Dans ce contexte, la personne a un psychiatre et possiblement un-e intervenant-e au CLSC

Si elle vous parle de sa maladie, cela peut vous aider à savoir quoi faire ou comment vous y prendre avec elle. 

Demander le nom de son psychiatre et éventuellement de son intervenant-e. Pour assurer le suivi, appeler :

Accueil psychosocial CLSC :
819 821-4000 (hres d’ouverture)
ou Info santé 811

4. La personne affirme ne pas avoir besoin d’aide

Si le contrôle de la situation nous échappe, appeler le 911.

5. La personne accepte qu’on lui vienne en aide

Elle est en mesure de nommer son besoin d’aide immédiat;

Adopter l’approche progressive au point 2 plus haut.

 

AUTRES RÉFÉRENCES

Aide pour les proches - APPAM-Estrie

Prévention du suicide - JEVI

TDAH - PANDA de l’Estrie

Service d’écoute - Secours-Amitié Estrie

Personne anglophone - Mental Health Estrie

Troubles anxieux - Clinique du docteur Lupien

Santé mentale/Consommation - Centre de réadaptation en dépendance de l’Estrie (CRDE)

Promotion et défense des droits en santé mentale - Pro-Def Estrie

Guide de référence des ressources communautaires en santé mentale de l’Estrie - www.santementaleestrie.org