Respecter ses limites

CONNAÎTRE SES LIMITES : «Connais-toi toi-même»

Voici quelques questions qui pourraient alimenter votre réflexion personnelle. Une réflexion  préalable peut prévenir des réactions inconsidérées sur le vif.

Parmi mes limites connues de moi, quelles sont celles qui sont franchies de temps à autre? Par qui? Dans quelles circonstances?

Est-ce que la maladie mentale fait partie de ma vie personnelle (moi et/ou des proches)?

Quelles sont mes croyances concernant la maladie mentale?

Est-ce que la maladie mentale est un enjeu dans ma vie professionnelle (clientèle et/ou collègues)?

Est-ce que je peux départager ce qui se situe dans ma «zone de confort» et dans ma «zone à risque».

EXPRIMER SES LIMITES

Dire ce qui est important pour vous… le respect des personnes, l’écoute, la sécurité… et pour être clair, dire ce qui n’est pas inacceptable :

« Je n’accepte pas les paroles et les gestes négatifs, blessants, vulgaires, pour dénigrer, crier, sacrer, menacer»;

« Tu peux tout me dire, mais avec respect ».

Exemple d’un manque de clarté : 

« Je ne supporte pas qu’on me parle comme ça. » Comme quoi? Ce comme ça, c’est mon interprétation, ma perception, et ce n’est peut-être pas l’intention de mon interlocuteur. Est-ce que c’est le ton ou les mots qui vous gênent?

Le genre de formule à préférer:

« Je trouve ton ton agressif. Je refuse qu’on me parle d’un ton agressif, j’accepterai volontiers de parler de ce problème avec toi quand tu me parleras d’un ton calme ».

La limite doit être clairement exprimée :

Avec un ton non menaçant, mais ferme, dites que si la limite est franchie, ceci mettra un terme à l’interaction. Il est essentiel d’être très précis et très clair pour s’assurer que notre interlocuteur reçoit bien le message.

La conséquence du franchissement:

Si nécessaire, répétez votre fin de non recevoir et/ou éloignez-vous de la personne. En effet, quoi de moins crédible que quelqu’un qui dit refuser la conversation, et qui reste là sans réagir?

Si vous appréhendez une rencontre à venir avec une personne qui vous rend mal à l’aise, vous pouvez peut-être vous faire accompagner.

a. Cette personne peut être de la rencontre;

b. Cette personne se tient à proximité et elle peut intervenir au besoin.