6- Personne peu scolarisée

Une personne peu scolarisée (analphabète) a tendance à taire son incapacité ou sa difficulté à lire et à écrire. Elle n’ose pas avouer une situation dont elle a honte de peur de perdre l’estime des autres. Elle a développé des comportements qui lui permettent de cacher ou de contourner son problème.

INDICES CE QU’IL FAUT FAIRE CE QU’IL NE FAUT
PAS FAIRE

Ranger un feuillet d’information dans son sac ou sa poche sans prendre le temps d’y jeter un coup d’œil en disant qu’on le lira plus tard.

Ne jamais prendre en note ses rendez-vous ou ne jamais prendre de notes dans les réunions. Mémoriser des listes de tâches à accomplir au lieu de les écrire.

Avoir de la difficulté à remplir un formulaire ou dire qu’on va le remplir à la maison.

Demander à quelqu’un de composer un numéro de téléphone à sa place.

Ne pas aller chercher le bulletin des enfants ou ne pas assister aux réunions de parents à l’école ou à la garderie.

Une fois que vous avez dépisté une personne potentiellement analphabète, vous vous demandez encore comment aborder cette question avec elle…

Il serait important d’utiliser l’expression personnes peu scolarisées plutôt que personnes analphabètes.

C’est l’accueil qui fait toute la différence. Il faut d’abord et avant tout prendre le temps de bâtir avec cette personne une certaine complicité, une relation basée sur la confiance. Elle s’est adressée à vous pour une raison particulière, pour obtenir un service et vous êtes en situation privilégiée pour l’aider. 

La première fois qu’on en parle

Il s’agit d’un moment émotionnel intense pour la personne analphabète. Si elle se sent comprise, elle parlera de sa situation et fera connaître ses sentiments. On peut alors mieux cerner les résistances, comprendre les espoirs. Pour cela, il faut savoir écouter, questionner, répondre aux interrogations et comprendre.

Il est important de lui dire qu’elle n’est pas seule à vivre cette difficulté (au Québec, 1 personne sur 2 a des difficultés de lecture à différents niveaux; 800 000 personnes ne savent pas lire du tout *) et qu’il existe des endroits où elle peut apprendre et entreprendre une démarche. Il n’y a pas d’âge pour apprendre!

Il ne faut jamais confronter directement une personne que vous croyez être peu scolarisée en l’obligeant, par exemple :

·      à remplir un formulaire devant vous;

·      en lui demandant de prendre des notes durant une réunion;

·      en lui demandant de lire à haute voix.

Elle se rebiffera et évitera tout contact avec vous.

Tous ces comportements ne sont pas des signes automatiques d’analphabétisme, mais ils constituent des indices révélateurs que vous pourriez peut-être vérifier lors d’une rencontre ultérieure avec ces personnes.

RÉFÉRENCES :

Centre de services éducatifs populaires (CSEP)
90, rue Angus Nord, East-Angus
Robert et Édith : 819 832-4059
Site Internet : http://www.csep-hsf.org

Service d’accueil, référence, conseil et accompagnement (SARCA)
Tél : 819 832-3637 poste 1108
Site Internet : http://www.cshc.qc.ca/formation-professionnelle-services-accueil-reference-conseil-accompagnement.php 

Carrefour Jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François
Tél. : 819 832-1513 ou 1 877 772-1513
Site Internet : http://www.cjehsf.qc.ca 

Intro-travail Bureau de East Angus
Tél. : 819 832-1750
Site Internet : http://www.introcje.ca/east-angus/intro-travail/joindre.php 

POUR SOCIALISER

Cuisines Collectives du Haut-Saint-François
Tél. : 819 832-1176
Facebook : https://www.facebook.com/cuisinescollectiveshsf?fref=ts 

La Relève du Haut-Saint-François, organisme famille
Tél.: 819-875-5050

Eaton Valley Community Learning Center
Centre d’apprentissage communautaire Eaton Valley
Tél. : 819 570-7255

* Source : Fondation pour l’alphabétisation, Québec. www.fondationalphabetisation.org